Cette fiche est relative à l'exploitation d'un salon de coiffure ou d'un cabinet d'esthétique. La fiche relative à l'exploitation d'une parfumerie sera disponible prochainement.
Le coeur du métier
Tenir un salon de coiffure ou d'esthétique au quotidien
Favoriser la réussite d'un salon de coiffure ou d'un cabinet d'esthétique
Conditions particulières pour ouvrir un institut de beauté ou un salon de coiffure
Quelques règles de la profession
Le coiffeur et l'esthéticienne sont amenés à gérer leur établissement sur tous les plans : humain, technique et administratif. En fonction de la taille de leur établissement, ils sont amenés à superviser et organiser le travail des salariés, assurer les relations avec la clientèle, les fournisseurs,…
Pierre angulaire de la réussite de leur salon, ils doivent être polyvalents et gérer tout à la fois : choix des produits, recrutement du personnel, supervision de l'équipe, accueil de la clientèle, contrôle de la propreté des lieux,…
Garder et développer leur clientèle nécessitent qu’ils mobilisent nombre de talents : avoir une fibre commerciale développée, une excellente technique, être de bons conseils, être à l'écoute de la clientèle, savoir rester discrets, être intransigeants sur la propreté du salon et des cabines...
Une grande capacité de travail leur permet de s’adapter à une forte amplitude horaire. Coiffeurs et esthéticiennes ont aussi à faire face à une certaine saisonnalité avec des périodes dans l'année où le rythme de leur travail s'accélère.
Dans une journée type, le coiffeur et l'esthéticienne seront amenés à effectuer les activités suivantes :
La réussite d'un salon d'esthétique ou de coiffure nécessite que le coiffeur et l'esthéticienne se focalisent sur 4 grands axes :
L’axe de gestion : l'esthéticienne ou le coiffeur doit être capable de comprendre les données comptables de son entreprise, de les analyser, de contrôler les coûts, ratios et écarts, de gérer son budget et, notamment en fonction de celui-ci, de faire des choix en termes d’investissements, de marketing et de gestion du personnel.
L’axe de management : Lorsqu'il a des salariés, le coiffeur ou l'esthéticienne doit se donner les moyens de se constituer une équipe solide, fiable et fidèle. Il doit être capable de se charger du recrutement du personnel, établir les contrats de travail, gérer – ou du moins comprendre – les bulletins de paie.
L’axe de la commercialisation : le coiffeur et l'esthéticienne doivent s'adapter aux goûts de leur clientèle et être soucieux de la qualité des produits utilisés. De nouveaux produits, des conseils avisés, une écoute attentive des clients, un salon impeccable sont autant d'éléments qui renforceront sa bonne réputation.
L’axe du contrôle : Il doit savoir contrôler l’application des règles d’hygiène et d'utilisation des produits. Face aux dysfonctionnements, il doit savoir les analyser et les traiter.
L'esthéticienne doit nécessairement être titulaire d'un CAP d'esthétique cosmétique ou d'un titre homologué de niveau V ou supérieur délivré pour l'exercice de son métier. Le chef d'entreprise peut ne pas avoir ce diplôme à la condition qu'il engage une esthéticienne titulaire de ce diplôme ou ayant 3 ans d'activité professionnelle d'esthéticienne à son actif, activité alors effectuée sous le contrôle d'une personne possédant la qualification nécessaire.
L'activité doit être effectuée sous le contrôle effectif et permanent d'une personne justifiant d'une qualification professionnelle. Ce peut-être le commerçant lui-même, son associé, son conjoint collaborateur ou un salarié. Il y a 2 possibilités :
Une exception : ces conditions ne sont pas nécessaires dans les communes de moins de 2000 habitants dès lors qu'il s'agit d'un salon de coiffure pour hommes et que la coiffure est une activité accessoire pour celui qui la pratique.
Quelques règles sont à respecter par les coiffeurs et les esthéticiennes. On notera :
Pour toute information complémentaire, nous vous invitons à vous reporter aux fiches professionnelles mises en place par l'Agence Pour la Création d'Entreprise (APCE).